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Analyse · Mercerie et tissus

Mercerie : les villes où le parc a le plus reculé en trois ans

Publié le 9 septembre 2026millésime 2026-11, remis à jour chaque mois4 min de lecture

  • 4 683merceries en France
  • −25 %de parc en trois ans dans les communes analysées
  • 71 %des communes en recul
  • 11 %des communes en hausse

La France compte encore 4 683 merceries actives, ces boutiques de fils, boutons et tissus à la coupe. Mais dans les 186 communes que nous analysons pour ce métier, le parc a perdu 723 établissements en trois ans, soit 25 % du total d'alors. Ce n'est pas un accident local : 71 % des communes analysées comptent aujourd'hui moins de merceries qu'il y a trois ans, contre 11 % où le nombre a progressé. Un commerce qui s'efface doucement, et pas seulement dans les petites villes.

Merceries par ville : l'essentiel

  • 4 683 merceries en France, un parc qui recule de 25 % en trois ans dans les communes analysées
  • Paris 18e Arrondissement : 119 merceries il y a trois ans, 87 aujourd'hui
  • 11 % des communes analysées progressent malgré tout

Les villes où le nombre de merceries a le plus reculé

CommuneScoreMerceriesIl y a 3 ansPopulation
Paris 18e Arrondissement 0 87 119 183 127
Pointe-à-Pitre 0 22 49 15 040
Strasbourg 50 25 48 293 771
Paris 20e Arrondissement 37 9 30 185 140
Paris 10e Arrondissement 3 20 37 83 873
Marseille 1er Arrondissement 0 43 60 37 599
Fort-de-France 9 17 33 75 506
Lille 19 38 53 238 246
Bordeaux 35 29 43 267 991
Tours 28 11 24 139 259

Comment lire le classement des merceries

Le score compare chaque commune aux communes françaises de taille équivalente où le métier est présent : 100 pour la moins dense, 0 pour la plus dense (densité pour 10 000 personnes présentes en journée). En tête de liste, Paris 18e Arrondissement : le nombre de merceries y est passé de 119 à 87 en trois ans, soit 32 établissements de moins. Le classement retient volontairement le recul en nombre d'établissements, pas en pourcentage : rapporté à leur taille, les grandes villes du tableau perdent souvent une part de leur parc plus modeste que des communes moyennes, mais elles pèsent davantage dans le total national parce qu'elles comptaient plus de boutiques au départ.

Un recul n'est pas automatiquement un vide à combler : il faut vérifier ce qu'il reste. Une commune qui passe de 5 à 2 merceries peut encore être correctement pourvue pour sa taille, ou au contraire être devenue une vraie zone sous-dotée. Le score de chaque fiche fait ce calcul pour vous ; notre guide zones sous-dotées détaille les questions à poser avant de conclure qu'il y a une place à prendre.

Ouvrir une mercerie : un commerce qui recule, pas seulement en périphérie

Le tableau ci-dessus est dominé par des grandes villes et des arrondissements urbains, pas par des bourgs isolés. Rien d'étonnant en nombre d'établissements bruts : une ville qui comptait cinquante merceries a plus de marge de recul qu'une commune qui en comptait deux. Mais le mouvement de fond dépasse ces quelques villes : sur l'ensemble des communes analysées, deux fois plus voient leur parc reculer que progresser. La couture à domicile s'est réduite, la vente en ligne de tissus et de mercerie a capté une partie de la clientèle, et une boutique fermée sans repreneur ne rouvre pas ailleurs. Le guide créer ou reprendre explique comment distinguer un commerce en repli structurel d'un simple creux passager avant de s'engager.

Chiffres : données publiques, millésime 2026-11-05, code NAF 47.51Z. Le compte inclut tous les établissements administrativement actifs ; la méthodologie décrit les limites (codes déclaratifs, domiciliation). Ce classement se met à jour automatiquement à chaque millésime.